Ce jeu, d'abord appelé les Valets, fut nommé polignac après la révolution de 1830, pour marquer le peu d'estime qu'avait inspiré le président du Conseil de Charles X soumis à toutes les volontés du roi.
C'est un jeu avec 32 cartes, où le nombre des partenaires peut varier entre trois et huit. La valeur des cartes s'échelonne ainsi :
R D V A 10 9 8 7
Comme, à chaque coup, la totalité des cartes doit être distribuée, on retire du jeu soit tous les 7, soit les deux 7 rouges, ou l'on ne retire rien, selon la règle suivante :
Nombre de joueurs
Cartes à chacun
cartes retirées
3
10
2
4
8
0
5
6
2
6
5
2
7
4
4
8
4
0
Le donneur (désigné par la plus forte carte) distribue les cartes 2 par 2. Quand le compte est impair, il termine par la carte seule.
Chaque joueur est tenu de fournir à la couleur du premier à jouer (il n'y a pas d'atout), sans être obligé de monter. S'il ne peut fournir, il se défausse (se débarrasse) de ses Valets, de préférence à toute autre carte ; sinon, des cartes les plus fortes, puisqu'il s'agit de ramasser le nombre minimum de levées. A la fin du coup, les joueurs qui possèdent des Valets sont pénalisés : de 2 points pour le Valet de pique, le « polignac », de I point pour chacun des trois autres. Toutefois, quand un des joueurs a remporté toutes les levées, le coup est annulé.
Le premier des partenaires qui atteint 5° points (même en cours d'un coup) a perdu la partie.
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